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Communauté Emmaüs de Bougival: Nous voulons continuer a exister, tout simplement.

Communauté Emmaüs de Bougival: Nous voulons continuer a exister, tout simplement.

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2,889 soutiens

Jacquy C.
a lancé une pétition à destination de
Communauté Emmaüs de Bougival

Un aménagement paysagé au Port-Marly/Bougival provoquera t’il une nouvelle fois la mort de l’Abbé Pierre ?

1 – Rappel des faits :
- Depuis de nombreuses années, nous entendons tous parler du projet de passerelle et de l’aménagement du parc à l’extrémité de l’ile de la Loge au Port-Marly. Bravo... Même si l’on peut s’interroger sur l’opportunité de dépenser 4.642.153€. (« montant estimatif » !).
- Mais, ni la réunion publique du 26 juin 2014, ni le compte rendu du Conseil Municipal du Port-Marly du 1er juillet 2014, ni le « Marlyportain » de septembre 2014 ne parlent de la suite du projet, suite que nous avons découverte tout à fait par hasard de la façon suivante :
- Fin juin/début juillet 2014, nous surprenons deux Messieurs qui, à notre insu, et bien que nous soyons propriétaire de la route jusqu’au crêt de la berge, prennent des mesures de la largeur de notre route. Allant à leur rencontre, ils se présentent : « Conseillers Municipaux du Port-Marly, venant, à la demande des VNF -Voies Navigables de France-, étudier la mise en place d’un chemin de halage d’une largeur de 9,75 m sur toute l’ile de la Loge… ». On nous parle aussi de « chemin de marchepied de 3,25 m », de « circulations douces » dont la définition est très variable. Dans tous les cas, la conséquence est la suppression de 50 à 80% des places de stationnement sur l’ile. Ce qui condamne notre Communauté à la fermeture.
- Nous avons, le 18 septembre, la visite des VNF : « nous sommes chargés de suivre le porteur du projet de réhabilitation du chemin de halage, de le conseiller et de l’aider dans sa mise en place ; le porteur du projet est le Conseil Général des Yvelines à la demande de la Mairie du Port-Marly. Vous pouvez vous opposer à ce projet, mais à la fin, vous serez expropriés. Par ailleurs, de 4 à 6 péniches seront installées le long de votre Communauté pour pouvoir y mettre celles qui se trouvent à l’emplacement de la future passerelle ainsi que d’autres en attente de place. »
- Le Conseil Général des Yvelines nous informe par téléphone qu’ « ils ont l’habitude de ce genre de réclamations, qu’ils n’en tiennent pas compte, que tout est décidé et que nous serons expropriés… » Nous obtenons un rendez-vous pour le 17 octobre ; ce rendez-vous sera annulé l’avant-veille …
- Entretemps, nous décidons d’alerter la presse ; le Parisien du 29 septembre : « S’ils doivent perdre des places de stationnement, une solution alternative sera prévue, assure Marcelle Gorguès, maire du Port-Marly, Je vais appeler le Président de la Communauté Emmaüs et aller à la rencontre des compagnons pour les rassurer ».
- Malgré nos deux rencontres des 2 et 13 octobre nous n’avons aucune proposition alternative ; « nous verrons cela le moment venu… ».

2 – Ce que l’on nous cache et que nous avons découvert dans le « rapport pour la commission permanente du Conseil Général » de novembre 2013 ; « attribution de subventions dans le cadre de la politique régionale en faveurs des déplacements à vélo en Ile de France », page 34 : « Ce projet permettra d’assurer une continuité cyclable le long de la Seine entre la commune du Port-Marly et les communes de Louveciennes et Bougival à travers le passage par l’ile de la Loge »
Il est clair que les subventions pour la passerelle n’existent que parce qu’il y a ce projet d’aménagement du «chemin de halage » ou de « circulation douce » sur l’ile de la Loge.

3 – Proposition alternative dont nous avons longuement parlé avec Madame le Maire du Port-Marly mais sans aucun succès :
Réétudier ce projet non plus au travers de l’ile mais le long de la RD 113. Nous prétendons que cela est tout à fait possible : les trottoirs à hauteur de Louveciennes et du début de Bougival sont suffisamment larges pour permettre une circulation pour les piétons et les cycles. Par ailleurs, c’est bien ce qui est proposé dans la phase 2 du projet entre les 2 ponts de Bougival (le pont Abbé Pierre qui mène à l’ile de la Loge et le pont qui mène à Croissy) avec des difficultés bien plus importantes, notamment à la hauteur des pompes de la machine de Marly ainsi qu’aux abords et sous le pont qui mène à Croissy (cf. : le même rapport page 35 « la phase 2 consistera à assurer une continuité cyclable le long des quais Rennequin Sualem et Boissy d’Anglas, sur la commune de Bougival… ».

Par ailleurs, afin de fluidifier la circulation sur l’ile de la Loge et d’éviter à nos clients de longues et difficiles recherches de places de stationnement (et de « tourner en rond »), nous demandons l’aménagement à proximité d’Emmaüs sur l’ile de la Loge, d’un parking d’une capacité de 250 à 300 places de stationnement (en remplacement de celles supprimées) ; ce parking pourrait très bien trouver sa place en démolissant le bâtiment qui sert de stockage à la Mairie et en déménageant les tennis au-delà des 2 stades de foot du Port-Marly. Il est à noter que le bâtiment en question devra être démoli tôt ou tard car entièrement recouvert et imprégné d’amiante.

4 - Le maintien du projet actuel entrainant la suppression de la quasi-totalité des places de stationnement ainsi que la limitation de la circulation sur l’ile de la Loge entrainera automatiquement la fermeture de notre Communauté, en effet :
- Données économiques de 2013 (chiffres certifiés par notre Commissaire aux comptes) : produits d’exploitation 3 639 950€ dont 94% sont générés par notre site du Port-Marly ; sans ce chiffre d’affaires nous sommes dans l’incapacité de faire vivre nos 3 sites du Port-Marly, de Nanterre et de Chatou
- Sur nos sites du Port-Marly et de Chatou, nous logeons 120 compagnes et compagnons qui ne coutent rien à l’Etat ; nous les rémunérons, payons les cotisations URSSAF, les caisses de retraite, les logeons et leur redonnons au travers de leur travail une dignité humaine. Depuis notre création, il y a 60 ans, plus de 5 000 hommes et femmes ont été accueillis ; certains quelques jours, d’autres beaucoup plus longtemps et parfois même jusqu’à leur mort ; actuellement nous hébergeons 15 retraités ; 80 anciens compagnons reposent dans nos caveaux du cimetière du Port-Marly.
- Grâce à notre « boutique » de Nanterre, nous avons accueilli en contrat de réinsertion environ 20 personnes en 2013, soit plus de 150 personnes depuis son ouverture en 2005.
- Au travers de nos 3 « SOS-Familles » de Versailles, Sartrouville et Nanterre, entièrement financés par notre Communauté, nous avons en 2013 conseillé environ 200 personnes en grandes difficultés financières, renégocié leurs dettes ou les prenant en charge en les rééchelonnant sans intérêt ni frais sur une plus longue durée.
- En 2013, sur nos 3 sites du Port-Marly, Nanterre et Chatou, nous avons accueilli plus de 30 personnes en sortie de prison (TIG) ; dans bien des cas, leur passage dans notre Communauté, en côtoyant les compagnons, leur permet une réinsertion plus facile dans la vie.
- Toujours en 2013, grâce au travail de nos compagnes et compagnons, ce sont des dizaines de camions de marchandises qui sont partis aider d’autres communautés Emmaüs en France et en Europe (Roumanie, Pologne…); 12 containers, que nous avons entièrement financés, sont partis vers nos Communautés Emmaüs d’Afrique et d’Amérique du Sud.
- Etc., Etc., Etc.
- Enfin, notre rôle « environnemental » est loin d’être négligeable : chaque année, nous collectons plus de 8 000 tonnes de marchandises, vêtements, mobilier, électroménager, livres…., qui sont triées, réparées, valorisées, revendues… Seules 400 tonnes sont de réels déchets ultimes que nous portons à la déchetterie.

TOUT CELA SERA ARRETE AU PLUS TARD D’ICI 5 ANS, LORSQUE NOUS AURONS EPUISE TOUS LES RECOURS ; NOUS NE L’ACCEPTONS PAS.

Octobre 2014
Daniel Houzé de l’Aulnoit
Président
Tel : 06 77 32 16 79
dchouze@orange.fr

Propositions :

Une vrai rencontre et explications sur le comment de ce projet. (Avec plans et explications claires).

Un fil rouge : nous devons continuer a exister, a cohabiter, ensemble.

Emmaüs, de par son rôle social et environnemental ne doit pas exclu des débats et au contraire être réellement informé sur le timing réalisation.

Nous réfutons :

Le fait que Mme Gorges annonce qu’elle est présente aux côtés d’Emmaüs et qu’elle les soutient : Si tel était le cas, pourquoi ce refus de nous rencontrer, de nous expliquer ce projet, des incidences sur notre quotidien.

L’idée que c’est grâce à elle que la commission de sécurité n’ait pas fermé le site : nous avons tout mis a plat avec le commandant Aguilar, et avons proposé un projet de 3 ans pour une remise aux normes sur nos fonds propres.

L’ambiguïté du nom : Emmaüs Bougival alors que nous sommes sur le territoire de port marly : Est-ce de notre responsabilité si le courrier est desservi par Bougival et non pas par la poste du Port Marly ?

La responsabilité du maire est engagée sur tout ce qui touche à la sécurité dans sa commune : oui, mais alors pourquoi ce sujet devient la pierre angulaire de son argumentation en lien évidemment avec le projet « circulation douce ».

Est-il impossible de cohabiter, piétons et vélos sur une voie limitée à 30 km/heure. Est-ce réellement utile de matérialiser et annexer les parkings ?

Au regard de l’ampleur du projet, passerelle, emménagement d’un parc, circulation douce, n’est-il pas judicieux de repenser la totalité du stationnement sur l’ile et d’intégrer emmaus dans cette logique ?

Imposer un voisinage de péniche à 5 mètres du lieu de vie et des chambres des compagnons peut se justifier. Pourquoi ne pas être venu tout simplement nous l’expliquer.

Quid des branchements électriques, raccords eaux et rejets des résidents péniches ? Sans compter les places de parking nécessaire à ces nouveaux résidents.

Nulle part n’apparait le financement et le coût de ce déplacement, des travaux de curetages de la Seine en raison de la présence de blocs protégeant la berge, des quais d’appontement.

Imbécile l’idée de Mme Le maire concernant la démolition d’une partie du bâtiment d’Emmaüs afin de permettre un accès sur le côté, insuffisante sa proposition d’allouer quelques places à l’intérieur du stade de Port Marly.

Non au chantage : soit vous cédez, soit je fais valoir mes droits de maire à la sécurité des usagers de la voie.

Non au dictat du conseil général : il doit tenir compte dans la réalisation de ce projet des incidences sur la communauté et ne doit pas se contenter d’un laconique « on a l’habitude, tout projet gène les riverains, nous continuerons même si cela vous déplait » en contradiction avec les textes issus des délibérations qui demandent clairement qu’on tienne compte des incidences.

Oui au gel des subventions tant qu’une solution ne sera pas négociée et acceptée par les diverses parties en présence.

Nous attirons l’attention de tous sur :

Nous sommes acculés et n’avons aucune porte de sortie ; cela nous rend d’autant plus incontrôlables.

Vous touchez à travers nous à un symbole, et c’est l’ensemble des gens sensibles à l’œuvre de l’Abbé Pierre que vous blessez.

Nous n’avons pour l’instant pas usé des moyens financiers, humains et matériel que nous sommes capable de générer mais ne les sous-estimez pas.

Nous sommes conscients :

Vous êtes un groupe politique qui détenez pouvoir et finance. Vous êtes puissants et avez la loi de votre côté.

A notre époque, l’individualisme et les soucis personnels priment sur les idées de générosité et d’accueil prônées par Emmaüs.

Nous mettre dans l’illégalité va nous poser des problèmes, nous devrons les assumer.

Pour conclure : nous nous battons pour les sans voix, cela nous donne plus de force – Nous ne luttons pas pour du pouvoir, pour de l’argent, pour des honneurs ou pour laisser une trace. Nous nous battons pour ceux qui ne peuvent pas le faire et n’en seront que plus altruiste, et moins raisonnable à l’image de notre fondateur.