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Contre l'implantation de nouvelles usines Coca-Cola en Inde!

Contre l'implantation de nouvelles usines Coca-Cola en Inde!

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45 soutiens

Donze
a lancé une pétition à destination de
Secretary Central Water Commission, New Delhi (India)
Le géant américain des boissons non alcoolisées Coca-Cola annonce un bénéfice net de 2,5 milliards de dollars pour le premier trimestre 2012 . Les pays émergents, et surtout l'Inde (+20%), tirent ses ventes vers le haut.

Le groupe américain Coca-Cola et ses embouteilleurs locaux ont annoncé mardi qu'ils comptaient investir 5 milliards de dollars en Inde d'ici 2020, soit 3 milliards de plus que prévu initialement, pour développer leur présence dans les boissons sans alcool.
L'accroissement des investissements du groupe doit lui permettre de doubler ses ventes dans ce pays d'ici la fin de la décennie, a expliqué son PDG Muhtar Kent, cité dans un communiqué diffusé par l'entreprise.

L’ambition de coca cola semble être depuis longtemps non pas simplement de devenir une entreprise prospère mais de "dominer le monde", ce qui semble être déjà atteint dans certains pays ou villes où des statistiques montrent que l’on en consomme plus de litres par habitants que d’eau, mais c’est une entreprise ayant acquis un très grand "savoir faire" dans les manipulations pour arriver à imposer leur marque. Comment les pouvoirs publics peuvent ils laisser faire une telle entreprise au détriment de la santé des citoyens.


Coca Cola est accusé dans certaines régions du monde de voler les réserves d’eau, au détriment des populations riveraines, des résidus de pesticides ont même été retrouvés dedans. "Il faut 9 litres d’eau potable pour faire 1 litre de Coca."

Les enquêtes sur les effets néfastes de la production de Coca Cola en Inde sont nombreuses :

En 2004, une de ses usines d'embouteillage, située dans la ville de Plachimada au Kerala, avait dû fermer pour avoir contaminé les nappes phréatiques avec du cadmium. Des milliers de bouteilles de Coca et de Pepsi ont également été retirées de la vente, car elles contenaient des pesticides à un taux supérieur aux normes européennes. L'Etat du Kerala lui avait même interdit durant quelques années toute production.
Mais c'est surtout l'impact des usines d'embouteillage sur le niveau des nappes phréatiques qui pose aujourd'hui problème. Même si la firme d'Atlanta est loin d'être la seule responsable de l'assèchement de ces nappes.
Le Parlement du Kerala, un Etat du sud de l'Inde, a voté, le 24 février 2011, la mise en place d'un tribunal spécial pour statuer sur les demandes de compensation contre le géant américain Coca-Cola, accusé d'avoir pollué et surexploité des nappes phréatiques, mettant en danger la santé de milliers d'habitants. Pertes agricoles, pollution aquatique, maladies : le montant des dommages est évalué à 48 millions de dollars (34 millions d'euros).
L'usine en question a été construite en 2000 sur les terres cultivables de Plachimada, un bourg situé au milieu de rizières fortes consommatrices en eau. Quelques mois après le démarrage de l'activité de l'usine, des habitants ont commencé à se plaindre du goût de l'eau, puis de la baisse du niveau des nappes.
Chaque jour, 500 000 litres ont été puisés en moyenne et 150 000 litres d'eaux usées rejetées. L'usine a été fermée en 2004, à la suite de protestations des habitants et sur ordre du comité de contrôle de pollution du Kerala. Mais Coca-Cola revendique toujours le droit de l'exploiter et a porté l'affaire devant la Cour suprême, qui n'a pas encore tranché.

D'après une enquête menée par des experts du gouvernement du Kerala, un État du sud de l'Inde, l'usine d'embouteillage Hindustan Coca-Cola Beverages de la ville de Palakkad a engendré une importante pollution des nappes phréatiques et de l'environnement. Hindustan Coca-Cola Beverages a fermé ses portes en 2005 suite aux nombreuses plaintes des habitants et associations de la région touchée par la pollution.

En 2003, un rapport du Central pollution control board (CPCB) et en 2006 une étude du Center for Science and Environment (CSE) de New Delhi ont tous deux répertorié un niveau de résidus de pesticides « 24 fois plus élevé que le niveau jugé acceptable » par les normes européennes et américaines ! Un Coca Cola produit en Inde semble donc contenir bien plus de pesticides que ceux dont nous nous abreuvons en Europe ! Les dangers de l’acidité du coca cola à plus ou moins long terme sont reconnus dans certaines études tendant à montrer le danger d’en consommer à cause de son acidité.

Par ailleurs, la production de la boisson gazeuse a des répercussions désastreuses sur l'eau potable en Inde. Pour n'en citer qu'une, l'usine de Bhagao est qualifiée de «destructrice de notre terre et de notre eau» par Baliram Ram, principal organisateur des manifestations en 2007. «Notre population est inquiète concernant la pénurie d'eau due à l'utilisation d'eau par les usines de mise en bouteille de Coca Cola. Cette région connaît déjà une sécheresse, et ce phénomène a été largement exacerbé depuis l'implantation des usines Coca-Cola», précise le Centre de ressources India.

Depuis quelques mois le peuple de l'Inde est en protestation contre toutes les firmes qui exploitent abusivement les ressources naturelles du pays.
Leur objectif est de faire définitivement partir Coca-Cola et Pepsi qui réduisent considérablement les nappes phréatiques et rejettent leurs eaux usées dans les champs, rendant impossible toute culture à ces endroits.
L'eau devient ainsi une denrée particulièrement rare, surtout pendant la période estivale alors qu'il peut faire jusqu'à 47°C à l'ombre!
C'est le gouvernement indien qui a invité ces firmes à venir ouvrir des usines dans le pays.
Aujourd'hui, ces fabriques sont fortement gardées pour empêcher tout sabotage pouvant potentiellement être effectué par des paysans en colère.
Pire, lors des manifestations pacifistes de ces derniers, les autorités ont sévèrement réprimé la foule, sans même épargner les femmes!
les employés locaux de ces usines. Ils gagnent seulement entre 1€ et 1,5€ par jour en contrepartie de douze heures de travail.
Quand ils ont voulu former un syndicat, les dirigeants ont corrompu les fonctionnaires afin que les formalités ne puissent être menées à terme. (En Colombie les employés de coca cola qui se syndiquent on la chance de voir dans les jours qui viennent un petit cercueil noir dans leur casier et que si il ne se dé-syndique pas dans les jours qui viennent un de leurs proche est tué ou tabassé.)
Résultat, il n'y a personne dans ce pays qui force l'entreprise à respecter le code du travail indien et tous les protestataires sont licenciés sur-le-champ.
Malgré que la plus haute juridiction d'Inde ait montré son soutien aux manifestants, les mouvements de protestation sont toujours lourdement réprimés. Ces personnes réclamant de simples indemnités sur ce qui leur a été pris sont aujourd'hui réduits au silence par la violence...

Coca-Cola a longtemps été banni d'Inde et son retour dans le pays en 1993 avait symbolisé aux yeux des investisseurs l'ouverture à l'international d'une économie longtemps corsetée dans un nationalisme rigide.
L'investissement annoncé mardi est considérable aux sommes investies par le groupe au cours des 19 dernières années qui ne dépassent pas 2 milliards.
Mais l'Inde est déjà l'un des dix plus gros marchés en volume de Coca-Cola et le pays est jugé "stratégique" aux yeux de ses dirigeants. Le groupe y emploie plus de 25.000 personnes directement.
Les boissons sans alcool prêtes à boire présentent "un potentiel de croissance énorme" en Inde, a relevé le groupe. Au cours de 17 des 23 derniers trimestres, ses marques ont enregistré une croissance "à deux chiffres" de leurs ventes, a-t-il fait remarquer.
Coca-Cola et ses partenaires sont engagés au plan mondial dans un vaste plan d'investissement de plus de 30 milliards de dollars sur cinq ans, pour accompagner la croissance attendue de leurs marchés, a-t-il rappelé.