En continuant, vous acceptez notre Politique de confidentialité qui détaille comment vos données sont utilisées et sécurisées.
J'ai compris
Nous utilisons des cookies pour analyser l'utilisation de ce site par les visiteurs et vous offrir la meilleure navigation possible. Consultez ici notre politique de Cookies.
OK
Lettre ouverte à Michèle Barzach, Présidente d'UNICEF France: Une ville "amie des enfants" peut-elle expulser des enfants ?

Lettre ouverte à Michèle Barzach, Présidente d'UNICEF France: Une ville "amie des enfants" peut-elle expulser des enfants ?

1,477 personnes ont signé. Allons jusqu'à   2,000
1,477 soutiens

Clore

Finaliser votre signature

,
En continuant, vous acceptez de recevoir les emails d'Avaaz. Notre Politique de confidentialité protège vos données personnelles et détaille comment elles peuvent être utilisées. Vous pouvez vous désinscrire à tout moment.
Cette pétition a été lancée par Catherine R. et ne représente peut-être pas un positionnement d'Avaaz
Catherine R.
a lancé une pétition à destination de
Lettre ouverte à Michèle Barzach, Présidente d'UNICEF France
Paris, le 22 février 2014

Madame la Présidente,


Hier, une fillette rom de huit ans décédait à Roncq, fauchée par une voiture dont le chauffeur a pris la fuite. Cette fillette venait d'être expulsée le matin-même du camp de Wattignies, où elle résidait avec sa famille. La famille avait terminé sa course sur le bord d'une route de Roncq, une ville qu'elle ne connaissait pas. Telles sont les circonstances du drame.
Or, il apparaît que Wattignies fait partie de la liste des Villes amies des enfants, statut décerné par l'UNICEF dont toute ville y ayant accédé peut se prévaloir.
Ce drame atroce qui touche de plein fouet Roms et gens du voyage indique d'évidence une faille dans l'attribution du statut de Ville amie des enfants, et en montre sans doute un peu tard les limites.
Une étude des critères à remplir pour devenir Ville amie des enfants montre que, sauf à distinguer deux types d'enfants, les enfants vivant en habitat précaire devraient être intégrés aux effectifs de la commune. Les villes se référant au nombre d'habitants officiel, il reviendrait dès lors à UNICEF de créer une ligne « enfants français ou étrangers vivant en habitat précaire » dans les statistiques du tableau de bord.
La signature de la Charte Ville amie des enfants doit obliger les villes à engager des actions concrètes en ce qui concerne les enfants roms ou vivant en habitat précaire :
Arrêt des expulsions des lieux de vie. Il ne saurait y avoir accueil, accès à la ville, à la culture et aux loisirs, éducation au civisme et insertion dans la vie de la cité de tous les enfants vivant sur la commune et parallèlement, expulsions, démantèlements de camps sans relogement pérenne. Il semblerait aussi cynique d'expulser des enfants au motif qu'ils sont trop misérables pour avoir une domiciliation, et parallèlement mener d'honnêtes activités de plaidoyer.
Les communes peuvent parfaitement rester dans les prescriptions gouvernementales tout en cessant les démantèlements. Il suffirait de rendre (à peu de frais) les campements salubres : implantation de sanitaires, organisation de collecte des ordures ménagères, mise à disposition de bennes, accès à l'eau... Si elles souhaitent procéder à des démantèlements, elles doivent dès lors proposer des solutions concrètes et pérennes aux personnes expulsées.

Conformément aux préconisations de l'Union Européenne, l'UNICEF pourrait par ce moyen lutter de manière très efficace contre les discriminations gravissimes subies par les enfants Roms.