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Réformez le conseil de sécurité de l'ONU !

Réformez le conseil de sécurité de l'ONU !

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Cette pétition a été lancée par Guillaume S. et ne représente peut-être pas un positionnement d'Avaaz
Guillaume S.
a lancé une pétition à destination de
Conseil de Sécurité de l'Organisation des Nations Unies,
Assemblée Générale de l'Organisation des Nations Unies,
Commission Affaires Etrangères du Parlement Européen,
Commission Pétitions du Parlement Européen,
António Guterres, Secrétaire Général des Nations Unies

.:
Cette pétition a reçu le soutien de de Sandrine Bélier, ex‐Députée Européenne membre de la Commission Affaires Constitutionnelles :.

« Je crois fermement qu'une meilleure réactivité du Conseil de Sécurité aurait sauvé des centaines de milliers de vies. Les crises en Syrie, en Afghanistan, en Centrafrique, en RDC, en Irak, en Libye, à Gaza, au Soudan et en Ukraine ont souligné l'échec de la communauté internationale en matière de prévention des conflits. En définitive, l'utilisation du droit de veto constitue une tactique de court terme et contre‐productive.».
Déclaration de Navi Pillay, Haut Commissaire des Nations unies pour les droits de l'homme, le 21 août 2014.



Soyons clairs : ce qui se passe aujourd'hui en Syrie où la population civile se fait bombarder en toute impunité reflète l'incapacité grandissante de la communauté internationale à protéger les populations, et n'est que le recommencement d'un scénario trop longtemps répété, comme au Rwanda ou à Sebrenica il y a plus de 20 ans.

Au Proche Orient, en Afrique et même en Europe, des conflits s'enlisent alors que les Nations Unies ont été crées pour les résoudre.
Mais depuis de trop longues années, l’Organisation des Nations Unies ne parvient plus à remplir ses missions.

Le droit de veto accordé aux seuls cinq membres permanents devient aujourd'hui injustifiable et met en danger de mort des populations entières en paralysant les résolutions voulues par les nations pour les protéger. Cette menace de blocage unilatéral a encore récemment engendré des concessions insupportables menant toujours et encore au même résultat : pisser dans un violon.

Bien trop souvent, ces blocages surviennent à cause d'intérêts économiques ou stratégiques, qui n'ont rien à voir avec la protection des populations.
Cependant le rôle du Conseil de Sécurité est primordial : il est le garde‐fou face à des décisions lourdes de conséquences, et sa réforme sera nécessairement très complexe et prendra du temps.
Notre préoccupation, loin d'être naïve, est d'obtenir sans plus tarder la mise en œuvre d'une réforme réaliste pour redonner aux Nations Unies les moyens d'agir. Une pression forte de la population peut changer la donne et faire bouger les lignes !
Pour préserver les populations et promouvoir la paix, nous avons besoin d’une ONU qui fonctionne : braquons un projecteur sur cette urgence pour que nos dirigeants prennent au plus vite leurs responsabilités !

Soyez les premiers à vous indigner de cette situation : demandons sans plus attendre la réforme de l'ONU.

Signez la pétition, et diffusez‐la au plus grand nombre !



Article du 7 septembre 2014 : "Désordres du monde : remettre l'ONU au centre" :
http://www.marianne.net/Desordres‐du‐monde%C2%A0‐remettre‐l‐ONU‐au‐centre_a240902.html

Article du 20 août 2014 : "Pourquoi l'ONU ne fonctionne pas" :
http://www.marianne.net/Pourquoi‐l‐ONU‐ne‐fonctionne‐pas_a240625.html

Notre témoignage sur Radio France :
https://dl.dropboxusercontent.com/u/77552798/All%C3%B4%20La%20Plan%C3%A8te%2022.06.2012.mp3



Ils le disent eux‐mêmes :
Kofi Annan, ex‐secrétaire général de l’ONU, le 24 décembre 2013 :
« Le Conseil de sécurité ne peut plus prétendre être démocratique ou représentatif. Il est nécessaire de le réformer, de l'adapter à la réalité d'aujourd'hui. »


Luis Alfonso De Alba, premier président du Conseil des Droits de l'Homme des Nations Unies, le 25 juin 2012 :
« L’inaction du Conseil compromet la légitimité de l’ensemble du système onusien »

Salil Shetty, Secrétaire Général d'Amnesty International, le 24 mai 2012 :
« Il doit y avoir un moyen qui, lorsqu'il s'agit d'abus de droits de l'homme à l'échelle dont nous parlons, rend l'utilisation du droit de veto tout simplement inacceptable »

Bertand Badie, professeur à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris :
« Pour une réforme des Nations Unies, j'aurais plutôt tendance à faire confiance à une opinion publique de plus en plus consciente de sa globalité et des enjeux de sécurité collective.
LE DIPLOMATE EST en fait BEAUCOUP MOINS FORT QUE L'INTRUS »

Alors c'est à nous de jouer !!!



Pour mieux comprendre :
Toute action des Nations Unies relevant du maintien de la paix et de la sécurité internationale nécessite une résolution de son Conseil de Sécurité. Et pas seulement pour le recours à la force : que ce soit l'envoi d'observateurs, le déploiement de casques bleus, le déclenchement de sanctions économiques, l'organisation de ponts aériens ou la mise en place d'embargos sur les ventes d'armes par exemple, aucune de ces actions n'est possible sans une résolution du Conseil de Sécurité.
Et bien que la quasi totalité des Etats de la planète fassent partie de l'Organisation des Nations Unies, on comprend aisément qu'il soit impossible de voter une résolution avec 193 Etats autour de la table. Ces décisions sont donc confiées aux 15 Etats membres du Conseil de Sécurité.

Comment est constitué ce Conseil ? Les deux tiers sont des membres élus par l'assemblée générale de tous les pays : ils siègent alors à tour de rôle pour une durée de deux ans. Les cinq Etats restants sont quant à eux des membres permanents "à vie", qui ont été désignés comme garants de la paix après la seconde Guerre Mondiale (Etats‐Unis, Grande Bretagne, Russie, Chine et France) Ils sont à ce titre dotés d'un droit de veto leur permettant de bloquer n'importe quelle résolution avec une seule voix contre la totalité du reste du conseil de sécurité.

Il peut paraître bien incompréhensible aujourd'hui que le bilan d'un conflit (certes d'une ampleur sans précédent, mais principalement occidental et terminé il y a près de 70 ans) conditionne à jamais le pouvoir de bloquer une résolution mondiale, et ce même si un seul de ces cinq pays s'oppose aux 192 autres !
Le Brésil, l'Indonésie, l'Afrique du Sud, l'Allemagne ou encore l'Inde et le Japon sont des nations incontournables qui n'ont pourtant pas leur mot à dire.
Et les conséquences humanitaires sont systématiquement catastrophiques.

Loin d'être naïve,notre préoccupation est de voir mises en actes, avec un calendrier concret, l'élaboration, l'adoption et l'application d'une réforme réaliste, avec :
1. une remise en cause du droit de veto dans sa forme actuelle, c'est à dire de lui poser des limites et des conditions
2. l'ouverture de sièges permanents à d'autres régions du Monde pour que les Nations Unies représentent l'ensemble des nations et des peuples qui garantissent la légitimité de ses décisions.



Pour conclure, voici les mots de Kofi Annan, l'ancien secrétaire général des Nations Unies, en conclusion de sa dernière interview à un célèbre quotidien suisse :

« Le Conseil de sécurité ne peut plus prétendre être démocratique ou représentatif. Il est nécessaire de le réformer, de l'adapter à la réalité d'aujourd'hui. Comment peut‐on expliquer au monde que l’Amérique latine n’a pas un seul siège permanent, que l’Inde qui compte environ un cinquième de la population mondiale n’en ait pas non plus et que l’Afrique et ses 54 pays n’en ait pas davantage, alors que l’Europe en possède trois ? Les cinq membres permanents actuels ne vont jamais renoncer à leur veto. Mais il faudrait au moins réformer le conseil pour que d’autres pays aient une grande influence autour de la table. Un pays comme le Togo peut aujourd’hui s’y asseoir. Mais ce serait autre chose d’avoir de manière permanente des pays comme le Brésil, l’Afrique du Sud, le Nigéria ou l’Indonésie. Si nous voulons amener les pays émergents à coopérer, nous devons leur ménager une plus grande place. Les Etats qui ont aujourd’hui la majeure influence doivent décider à quelle part de pouvoir ils sont prêts à renoncer pour améliorer la coopération et éviter une possible concurrence destructrice. Mais cette tâche s’annonce ardue. Il y a deux choses auxquelles les gens ont beaucoup de peine à renoncer: les subsides et les privilèges. »
– Kofi Annan, ex‐secrétaire général de l’ONU –