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Le gouvernement mauritanien: Libérez Biram Dah ABEID, prix 2013 des droits de l’homme de l’ONU.

Le gouvernement mauritanien: Libérez Biram Dah ABEID, prix 2013 des droits de l’homme de l’ONU.
  
  

 


Pourquoi c'est important

Biram Dah ABEID milite depuis des années de façon pacifique, à la tête de l’association IRA (Initiative pour la Résurgence du mouvement Abolitionniste), pour l’abolition effective de l’esclavage dans son pays et a reçu pour cet engagement, en décembre 2013, le Prix de l’ONU pour la cause des droits de l’homme. Alors que le pouvoir mauritanien, poussé par des associations locales et sous la pression internationale, a adopté une loi criminalisant l’esclavage en 2007, il n’a jamais appliqué cette loi. Les personnes soupçonnées de posséder des esclaves sont systématiquement protégées par les forces de l’ordre et la justice qui poursuivent, au contraire, les militants anti-esclavagistes. La Mauritanie a été classée en 2013 premier pays au monde pour la proportion de sa population maintenue en situation d’esclavage par la Fondation australienne Walk Free qui, dans son rapport, dénonce par ailleurs le manque de volonté des autorités mauritaniennes dans leur lutte contre l’esclavage.

Le mardi 11 novembre 2014, alors qu'il prenait part à l'une des étapes de la "Caravane pour l'abolition de l'esclavage foncier" organisée par IRA conjointement avec d'autres ONG de la société civile mauritanienne, Biram Dah ABEID a été interpelé par une brigade de gendarmerie. Le meeting auquel assistait ABEID, à l'entrée de la ville de Rosso (Sud de la Mauritanie), a été noyé de gaz lacrymogènes et six autres militants des droits de l'homme ont, eux aussi, été arrêtés. Depuis quarante huit heures, ABEID et ses codétenus sont privés de tout contact avec l'extérieur et n'ont pas vu d'avocat.

Nous demandons aux autorités mauritaniennes qu’elles appliquent enfin les lois criminalisant l’esclavage et qu’elles protègent les militants anti-esclavagistes de la violence alimentée par des imams extrémistes. Nous condamnons l’arrestation de Biram Dah Abeid, Prix 2013 de l'ONU pour la cause des Droits de l'Homme, et exigeons sa libération immédiate et sans condition ainsi que celle de tous les autres militants anti-esclavagistes injustement maintenus en détention en Mauritanie.


Publiée Novembre 13, 2014
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