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Monsieur le Président de la République et aux autorités compétentes: Plaidoyer international sauvons la mémoire "Geôle de St-Denis" 1772-2008 !

Monsieur le Président de la République et aux autorités compétentes: Plaidoyer international sauvons la mémoire "Geôle de St-Denis" 1772-2008 !
  
  

 


Pourquoi c'est important

Un plaidoyer international et citoyen pour une patrimonialisation démocratique et durable.
Sauvons la mémoire de la « Geôle de Saint‐Denis » (1772‐2008) !

« Nous préférons commémorer le plus glorieux. Ne serait‐il pas plus urgent et bénéfique de rappeler à notre mémoire le pire, même quand il se produit grâce à nos silences. » Pierre Sansot.

Nous vous invitons à rejoindre notre mémoire en marche pour sauvegarder un patrimoine historique colonial de valeur mondiale.

Les traces patrimoniales (bâtiments, artefacts et œuvres d’art) datant du XVIIIe sont rares pour témoigner de l’océan‐Indien colonial.

La « Geôle de Saint‐Denis fait partie des constructions marquant le début de la période Royale des Mascareignes (troisième‐quart XVIIIe) venue pallier la faible infrastructure publique de la Compagnie des Indes Orientales.

L’ancienne prison, fait partie des seules quatre constructions relevant du centre historique, issues du XVIIIe siècle.
Parmi ses nombreuses richesses ethno‐historiques, il faut relever que l’ancienne prison est le seul témoin tangible de la pratique de l’incarcération publique de la période esclavagiste sur l’île.
Ce site requiert tous les critères historiques et architecturaux garants de sa protection au titre des monuments historiques. Si nous n’obtenons pas une mobilisation forte et la voix de grandes personnalités, ce patrimoine va être dénaturé et sa mémoire minorée par le destin architectural qu’on lui impose.

En ce XXIe siècle, Le patrimoine Réunionnais doit s’interdire la perpétuation de la disparition tragique des témoins clés de son passé.

À sa fermeture en 2008, cette maison d’arrêt était la plus vieille prison de France en activité, et sa vétusté, lui devait le nom de « honte de la République ».

Monsieur Sudel Fuma, Ethno‐historien, travaillait à la création d’un lieu patrimonial sur le site de la Prison Juliette Dodu, il voulait transformer cette prison en lieu de mémoire, notamment celle de Furcy le non‐esclave ou encore celle d'Eli, le commandeur qui a mené la révolte des esclaves à Saint‐Leu, sur laquelle il avait tant travaillé.

Depuis 2013, en sa mémoire, mais aussi et surtout en mémoire de ceux qui ont été liés aux murs de la prison Juliette‐Dodu, la mobilisation du « Collectif pour la mémoire DE LA PRISON JULIETTE DODU », veille à la sauvegarde patrimoniale de ce lieu historique et mémoriel.

Le projet de la SHLMR (aménageur futur du site) prévoit, une réhabilitation / construction qui ne respecte pas à sa juste mesure, l’historicité et l’intégrité patrimoniale du site.

Nous ne nous opposons pas au projet d’aménagement immobilier « multi‐services », mais nous veillons à éviter la perte irréversible des traces patrimoniales majeures des élévations et du «sous‐sol» de l’ancien lieu carcéral.

Il s’agit également de préserver des éléments remarquables participant de la conservation d’un environnement mémoriel propre à incarner l’esprit des lieux (sense of place) d’un futur Centre d’Interprétation pour une lecture postcoloniale de la logique de l’enfermement (concept scientifique du projet).

Lorsque le choix des médiateurs (ceux qui décident de la mise en patrimoine) en charge de la patrimonialisation va dans le sens d’une mémoire à sens unique (cette mémoire dominante va souvent dans le sens d’un passé glorieux du récit national et obère les traces et mémoires où l’Etat et la République ont trahi leurs valeurs), les citoyens peuvent et doivent se mobiliser et contribuer à la préservation des territoires de leur mémoire. Les lieux d’enfermement et de travaux forcés coloniaux sont des révélateurs, des échos des rapports sociaux s’exprimant entre dominants et dominés.

Le sujet de la mémoire carcérale reste encore de l’ordre du refoulement muséographique. L’enjeu mémoriel d’un tel site est au cœur d’une meilleure compréhension des rapports sociaux esclavagistes, engagistes, coloniaux et actuels.

Minorer, oublier et obérer à nouveau cette mémoire de l’ombre et du silence reproduit la privation de liberté.

À travers cette action d’urgence de la sauvegarde d’un patrimoine historique et ethnologique majeur de l’Indianocéanie et du monde, nous vous appelons à défendre avec nous la Liberté et le Droit des Citoyens à une mémoire non déformée et entière des processus mentaux et sociaux qui ont construit leurs sociétés.

Nous appelons les personnalités nationales et internationales, le plus large public et les médiateurs de la patrimonialisation concernés par cette sauvegarde à participer au respect d’une restauration / conservation du site historique et archéologique de la Prison Juliette Dodu.

Notre projet veut intégrer les relais patrimoniaux et mémoriels du programme culturel de la « Route de l’esclave » (UNESCO).

Dans notre espace régional nous engageons des actions de coopérations internationales propres aux aires culturelles indianocéaniques.

Notre projet culturel « écomnésique » respecte la charte éthique de l’ICOMOS et pose la candidature du site comme Patrimoine Mondial de L’UNESCO.

Aidez‐nous à sauver de la destruction et de la dénaturation ce grand témoin du passé colonial réunionnais et français.

Publiée Août 1, 2017
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