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Claude libéré aujourd'hui ! Today’s Release of Claude Linjuom Mbowou!

Pétition victorieuse
Claude libéré aujourd'hui ! Today’s Release of Claude Linjuom Mbowou!
  
  

 


Pourquoi et comment on a gagné!

Claude libéré aujourd'hui, lundi 14 septembre ! Today’s Release of Claude (Monday, 14th)!

Pourquoi c'est important

Bonne Nouvelle ! Good News!
Claude Linjuom Mbowou libéré aujourd'hui, lundi 14 septembre !
Today’s Release of Claude Linjuom Mbowou (Monday, 14th)!


Nous avons l’immense plaisir de vous annoncer la libération de Claude Linjuom Mbowou aujourd'hui, lundi. Après l'avoir eu au téléphone il s'est déclaré content d’être enfin libéré. Il a précisé qu'il ne sentirait complètement soulagé qu'une fois son retour à Paris 1 effectif.

Nous vous remercions de votre soutien !

We are pleased to announce you today’s release of Claude Linjuom Mbowou (Monday)! After having him on the phone, he said he’s happy to be free and added he will feel completely relieved until his return to Paris 1.

Thank you for your support!

Un groupe de doctorant.e.s travaillant sur le Cameroun / A group of PhD candidates working on Cameroon

Pétition :

To the Civilian and Military Authorities of Cameroon: Release Claude Linjuom Mbowou With Immediate Effect
(in English below)

Claude Linjuom Mbowou est un
enseignant-chercheur camerounais travaillant sur les questions de sécurité dans le bassin du lac Tchad. Doctorant et chargé d’enseignement en science politique à l’université Paris 1 depuis 2013, sa recherche doctorale porte sur les « Pratiques sécuritaires, pouvoirs, circulations et terrorisme dans le Bassin du Lac Tchad ». Il avait déjà effectué plusieurs semaines d'immersion dans cette zone qui est son terrain de recherche. Début 2015, il a été chargé d'une mission de recherche financée par les Nations-Unies sur la sécurité dans la zone Sahel. C'est dans ce cadre qu'il se trouvait dans le nord-Cameroun au moment où il a été arrêté, le 6 septembre 2015. Quelques jours auparavant, il avait pourtant pu rencontrer plusieurs autorités administratives dont le gouverneur de la région de l’Extrême-Nord du Cameroun, sans être inquiété.

Le dimanche 6 septembre 2015, il a curieusement été
arrêté par des militaires à l'entrée de la ville de Ngaoundéré
, alors qu'il revenait de Garoua dans un car de transport interurbain. Détenu dès lors dans une cellule du 5e secteur militaire de la région de l’Adamaoua, il était
parvenu à établir des communications le 7 septembre avant de devenir injoignable dès le lendemain. Le 9 septembre, Claude Linjuom Mbowou a été transféré de Ngaoundéré à Maroua, sous forte escorte militaire. Pour protester contre sa détention abusive, il aurait décidé depuis lors de ne plus s'alimenter. Sa famille reste sans nouvelles. Aucune déclaration officielle n’a été faite par les autorités camerounaises depuis son arrestation. Un officier supérieur de l’armée camerounaise a cependant confirmé sa détention, sous anonymat, en précisant qu'il était là sur « ordre de la sécurité militaire » et qu'il s'agissait
« juste (de) le débriefer » (Le Jour, quotidien camerounais, 9 sept. 2015). En quoi un chercheur camerounais travaillant sur la sécurité dans le nord du pays constituerait-il une menace ?

Rappelons que Claude Linjuom Mbowou est un ancien
syndicaliste étudiant, et un des fondateurs de l’Association pour la Défense des Droits des Étudiants du Cameroun (ADDEC). Il avait déjà subi en 2005 la répression féroce du régime autoritaire de Paul Biya, lors d'une mobilisation étudiante d'envergure nationale réclamant de meilleures conditions de vie et d'études. Aucun chef d'accusation valable n'a été formulé contre Claude Linjuom Mbowou jusqu'à présent. L’objectif réel des autorités camerounaises semble donc être d'intimider un citoyen jugé subversif plutôt que de lutter contre Boko Haram. Pour le régime, l'inquiéter à nouveau aujourd'hui pourrait être une façon d'envoyer un signal à toutes celles et ceux qui s'opposent à lui et demandent plus de démocratie.

La lutte contre Boko Haram ne doit pas être le prétexte à
des règlements de compte, détentions arbitraires et autres atteintes aux droits et libertés des citoyen.ne.s en général et des chercheur.e.s en particulier !

Nous demandons aux autorités civiles et militaires
camerounaises la libération immédiate de Claude LINJUOM MBOWOU.

Nous demandons aux personnes et institutions de bonne
volonté de faire pression sur les autorités camerounaises pour obtenir sa libération, notamment en signant et diffusant cette pétition !


Pétition rédigée par un groupe de doctorant.e.s travaillant sur le Cameroun


#FreeLinjuom


Claude Linjuom Mbowou is a Cameroonian lecturer and researcher on security issues in the Lake Chad Basin. A PhD student and senior lecturer of political science at the University of Paris 1 since 2013, his PhD research work focuses on “Security practices, power, movements, and terrorism in the Lake Chad Basin”. He has previously spent several weeks conducting research work on the field in this area. Early in 2015, he was put in charge of a research mission on security in the Sahel area funded by the United Nations. It is within the framework of this mission that he was in the northern part of Cameroon at the time of his arrest on 6 September 2015. Whereas, a few days before, he had met with several administrative authorities, including the governor of the Far-North Region of Cameroon, without any cause for concern.

Strangely enough, on Sunday 6 September 2015, he was arrested by soldiers at the entrance to Ngaoundere
on his way from Garoua in an intercity transport bus. Having been detained in a cell of the 5th military sector of the Adamawa Region since then, he succeeded in getting word out on 7 September before becoming incommunicado the next day. On 9 September, Claude Linjuom Mbowou was transferred from Ngaoundere to Maroua under heavy military escort. In protest against his unlawful imprisonment, he has reportedly embarked on a hunger strike. His family has had no news of him. The Cameroonian authorities have not issued any official statement since his arrest. A senior officer of the Cameroonian army however confirmed, under the seal of anonymity, that he is in detention, specifying that his arrest was made “under a security order from the military” and that their intention was “just to debrief him” (Le Jour, a Cameroonian daily, 9 Sept. 2015). How is a Cameroonian researcher working on security issues in the north of the country a threat?

It should be recalled that Claude Linjuom Mbowou is a former student union member and one of the founders of the Cameroon Students' Rights Association (ADDEC). He had previously suffered severe repression in 2005 from Paul Biya’s authoritarian regime, during a nationwide student mobilization clamouring for better living and study conditions. No acceptable charge has been laid against Claude Linjuom Mbowou till now. Rather than fighting Boko Haram, the true intention of the Cameroonian authorities therefore seems to be to intimidate a citizen who is perceived as subversive. For the regime, giving him cause for concern again today could be a way of sending a message to all those who stand against the government and demand more democracy.

The fight against Boko Haram should not serve as a pretext to settle scores, hold people unlawfully, and infringe the rights and freedoms of citizens in general and researchers in particular!

We hereby demand that the civilian and military authorities of Cameroon release Claude LINJUOM MBOWOU with immediate effect.

We call on people and institutions of good will to pressurize the Cameroonian authorities to set him free, especially by signing and transmitting this petition!


Petition written by a group of PhD candidates working on Cameroon


#FreeLinjuom


Publiée Septembre 10, 2015
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