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Sauvons les boisés qui restent dans Mercier-Hochelaga-Maisonneuve !

Cette pétition doit être validée par la Communauté Avaaz avant publication
Sauvons les boisés qui restent dans Mercier-Hochelaga-Maisonneuve !
  
  

 


Pourquoi c'est important

Après l’événement du 15 août 2018 - la destruction des boisés sur le terrain de Ray-Mont Logistiques (anciennement la friche boisée de la Canadian Steel Foundries, située dans le quadrilatère des rues Notre-Dame Est, Dickson, de la voie ferrée et du quartier Viauville) -, je crois qu’il est urgent d’agir et d’essayer de sauvegarder ce qui reste de boisé dans ce secteur. Je crée donc cette pétition, vous demandant de m’appuyer dans ma démarche pour changer le zonage de deux boisés du secteur L’Assomption. Ce poids démocratique que l’on se donnera servira à faire agir l’arrondissement Mercier-Hochelaga-Maisonneuve et la Ville de Montréal, pour faire protéger ces deux endroits magnifiques que je nomme le boisé Beni Hana (situé à côté des résidences Lux Gouverneur sur la rue Sherbrooke Est) et le boisé du métro L’Assomption (aussi nommé boisé de la rue Marseille, au coin du boulevard L’Assomption). Il faut aussi savoir qu’après consultation publique, en 2016, dans le cadre du Plan particulier d’urbanisme (PPU) Assomption Nord, la proposition de ce PPU et le rapport de l'OCPM portent à penser qu’il ne resterait que 10 % du boisé du métro L’Assomption.

D’ailleurs, il existe un rapport sur la valeur des arbres de ce boisé, commandé par les promoteurs de ce terrain (Merlin Immobilier, Placement JMF et Groupe IBI-DAA). La firme qui a effectué la recherche en plein hiver 2014, Nadeau Foresterie Urbaine, n’a évalué que les arbres matures, en ne tenant pas compte des petits arbres, des arbustes, des vignes, de la flore et de la faune. Aucun biologiste n’y ayant participé, ce n’est pas un rapport qui évalue l’ensemble du boisé. Ce rapport est fortement teinté par le désir de ne garder dans le futur que quelques arbres. Le problème est que d’une part, c’est le seul rapport qui existe pour ce boisé, et que c’est la seule référence de l’arrondissement et de la Ville-centre.

Un nouveau rapport sur ce boisé devrait être effectué avec une vision bien plus large, en incluant de nouveaux critères tels que le pouvoir rafraîchissant, de purification de l’air et d’absorption de l’eau en cas de fortes pluies. Avec les canicules à répétition que nous avons vécues cet été, et que nous vivrons vraisemblablement dans les prochaines années, je crois que tout le monde est d’accord pour dire qu’un boisé en ville est plus que bienvenu. La preuve n’est plus à faire, dans les zones boisées de l’île de Montréal, il y fait beaucoup plus frais. Or, selon la façon de faire actuelle, on va raser ce boisé, qui contient un mélange d’espèces indigènes et exotiques, pour créer un parc au centre du terrain. Un petit rectangle d’arbres en rangée sur à peine 10 % de la superficie du terrain, avec des espèces en vogue qui sont exotiques, telles que l’érable de Norvège ou le chinois de ginkgo... C’est donc toujours cette mode de remplacer un boisé par un parc avec des arbres plantés en ligne bien droite, quelques bancs et un sentier en asphalte qui persiste. On est loin de l’atmosphère d’un boisé. Pourtant, ils existent, ces boisés, pourquoi ne les inclut-on pas dans le plan d’aménagement du futur quartier L’Assomption ?

En ce qui a trait au boisé Beni Hana, il est mature, c’est une ormaie d’environ quarante ans, mais n’ayant pas de statut, il a un avenir plus qu’incertain. Car le consortium Gouverneur a décidé de passer la machinerie et les matériaux pour la construction d’une tour pour personnes âgées au travers ce boisé, et ce, pendant près de deux ans, au lieu de passer par le boulevard L’Assomption. Cette décision discutable a déjà détruit la moitié du boisé. Enfin, plusieurs annonces ont été faites pour ce secteur (Hydro-Québec, STM), ce qui entraînera la construction de nouveaux édifices industriels. Pour ce qui est du domaine résidentiel, un grand nombre de travaux sont aussi prévus, et ce, adossés directement à l’industrie. C’est donc un nouveau quartier qui risque d’être très bruyant qui se dessine à grande vapeur.

Malheureusement, la manière de construire qui a actuellement cours n’a pas vraiment changé depuis le siècle dernier, selon le mode : on rase tout sur le terrain à construire, on érige et on termine en ne plantant que des espèces horticoles, souvent exotiques, sur une proportion infime du terrain. Cette manière de considérer les boisés date aussi du siècle dernier, la référence de ce qui doit être conservé par les ingénieurs forestiers urbains étant toujours l’érablière à caryer désignant la forêt ancestrale montréalaise, dont il ne reste que de petits vestiges épars partout sur l’île de Montréal… tout le reste a été coupé il y a bien longtemps.

J’inclus le boisé Beni Hana avec le boisé du métro L’Assomption dans la lutte pour la préservation des boisés du secteur L’Assomption car le ruisseau de la Grande-Prairie (Molson) y a déjà coulé. Ce qu’il est possible d’envisager par la préservation de ces boisés ? Quelque chose de plus large que la « simple » protection d’arbres :
  • Le futur éco-parc pourrait se servir de l’ancien lit du ruisseau pour transporter l’eau de pluie et l’eau des toits des futurs immenses bâtiments industriels. Cela économiserait les infrastructures désuètes déjà en place. L’eau de la rue, l’eau de pluie qui est responsable d’un nombre grandissant de refoulements d’égout dans nos maisons. Cela est devenu tellement fréquent que les compagnies d’assurances songent à retirer l’avenant pour le refoulement d’égout. Les dégâts d’eau coûteront bientôt beaucoup plus cher à assurer. Séparer les eaux domestiques et les eaux de ruissellement est la solution du futur. Imaginons un système de fossés ayant son origine au boisé Beni Hana descendant jusqu’au boisé du métro L’Assomption, récoltant en route l’eau des toits. Au final, l’eau viendrait se reposer dans un bassin de décantation près du terrain de Ray-Mont Logistiques avant de se jeter dans le fleuve. La source de ces fossés pourrait même être la Coulée Dickson dans le Bois-des-Pères, un peu plus au nord. Là aussi le ruisseau Molson (de la Grande-Prairie) coulait jadis.
Il n’est pas fréquent d’écrire un aussi long texte pour une pétition. Mais exposer une idée, un concept n’est jamais simple.

On se donne le pouvoir d’avoir notre mot à dire pour ce mégaprojet ? On présentera cette pétition aux mairies de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve et de Montréal ? On sauve ces deux boisés ?

Pour plus d'infos :
https://renardfrak.wixsite.com/changeonslemonde/

Publiée Août 16, 2018
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