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Sauver la publication des livres en sciences humaines et sociales en Suisse!

Sauver la publication des livres en sciences humaines et sociales en Suisse!

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Cette pétition a été lancée par Association A. et ne représente peut-être pas un positionnement d'Avaaz
Association A.
a lancé une pétition à destination de
Fonds national suisse de la recherche scientifique (FNS)
NON à la disparition des livres en sciences humaines et sociales!
NEIN zum Verschwinden von Büchern in den Geistes- und Sozialwissenschaften!
NO alla scomparsa dei libri in scienze umane e sociali!
Say NO to the loss of books in human and social sciences! 

Madame, Monsieur,

Une récente décision du Fonds national suisse (FNS) met aujourd’hui en péril la publication des livres scientifiques.

L’aide à la publication, pourtant nécessaire à une production scientifique de qualité, sera réduite de 20%. En outre, le périmètre d’éligibilité sera significativement resserré. Ainsi, dès 2027, les ouvrages n’émanant pas directement de travaux de qualification (thèses de doctorat ou d’habilitation) ou d’un projet de recherche FNS ne seront tout simplement plus financés.

Alors que, dans le cadre des accords «Read and Publish», des dizaines de millions de francs sont versés annuellement aux grands groupes éditoriaux étrangers pour garantir la publication et l’accès aux articles scientifiques dans les sciences exactes, le FNS fait le choix de réduire les contributions financières destinées aux publications en sciences humaines et sociales, bien que celle-ci représentent moins de 1% du budget du FNS. Il met ainsi en péril les publications scientifiques en SHS et les désavantage par rapport aux sciences exactes.

Nous estimons que cette décision du FNS ne tient pas compte des besoins et des formes de production du savoir en sciences humaines et sociales. Loin de constituer un objet obsolète, le livre reste un moyen de communication fondamental. C’est le lieu privilégié d’une élaboration structurée et cumulative du savoir. Contrairement à l’article scientifique, il permet de déployer une argumentation complexe, de proposer une analyse approfondie des recherches ainsi que la mise en relation de corpus étendus. Le livre permet également de s’adresser à des publics au-delà du seul champ académique. En contribuant à la circulation des idées dans l’espace démocratique et à l’émergence d’un débat éclairé, le livre joue un rôle de médiation entre la recherche et la société. Fragiliser ce format revient non seulement à restreindre les conditions de production du savoir, mais aussi à affaiblir sa diffusion et son appropriation par le public.

À contresens de la stratégie Open Access que le FNS poursuit depuis 2017, cette réforme unilatérale fragilise directement les disciplines des sciences humaines et sociales (anthropologie, histoire, langues et littératures, sciences politiques, sociologie, sciences des religions, travail social, pédagogie, philosophie, psychologie, architecture, etc.) avec des conséquences multiples:
  • Les chercheuses et chercheurs verront leurs possibilités de publication fortement réduites, au détriment de leur carrière et de la qualité de leurs travaux.
  • Les maisons d’édition suisses devront renoncer à ces publications avec un risque existentiel pour les éditeurs en sciences humaines et sociales.
  • Faute d’alternatives, le paysage suisse de la recherche risque de dépendre davantage de grands groupes internationaux, avec des coûts plus élevés et une perte de maîtrise sur la diffusion du savoir.
  • Le public perdrait l’accès libre à une recherche scientifique qu’il finance par l’impôt.

Les éditeurs scientifiques suisses lancent aujourd’hui une pétition pour soutenir les publications en sciences humaines et sociales, afin de :
  • Garantir un accès ouvert et durable aux résultats de la recherche.
  • Maintenir les conditions de publication actuelles, équitables pour les sciences humaines et sociales.
  • Préserver la souveraineté scientifique et éditoriale en Suisse.
  • Assurer le financement des monographies, des ouvrages collectifs des chercheuses et chercheurs suisses, sans réduction du périmètre d’éligibilité.

Chaque signature compte pour faire entendre la voix de la communauté scientifique, de ses partenaires et du public. Nous vous remercions vivement pour votre engagement.
Avec nos salutations les meilleures,
Association suisse des éditeurs de sciences humaines et sociales
Schweizerischer Verband der Verlage für Geistes- und Sozialwissenschaften
https://www.editeurssuisses.ch
https://www.schweizerverlage.ch
&
LivreSuisse
https://www.livresuisse.ch
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NEIN zum Verschwinden von Büchern in den Geistes- und Sozialwissenschaften!

Sehr geehrte Damen und Herren,

Ein kürzlich getroffener Beschluss des Schweizerischen Nationalfonds (SNF) gefährdet die Veröffentlichung wissenschaftlicher Bücher.

Die Publikationsförderung, die für eine qualitativ hochwertige Wissensproduktion unerlässlich ist, wird um 20% gekürzt. Zudem wird der Förderbereich deutlich eingeschränkt. So werden ab 2027 Werke, die nicht direkt aus einer Qualifikationsschrift (Dissertation oder Habilitation) oder einem SNF-Forschungsprojekt hervorgehen, schlichtweg nicht mehr finanziert.

Buchpublikationen sind in den Geistes- und Sozialwissenschaften für die Forschungsvermittlung von entscheidender Bedeutung. Um Veröffentlichungen und den Zugang zu Artikeln in den «exakten» Wissenschaft zu gewährleisten, werden jährlich Dutzende Millionen Franken im Rahmen von «Read and Publish» an grosse ausländische Verlagsgruppen bezahlt. Demgegenüber entscheidet sich der SNF, die finanziellen Beiträge für geistes- und sozialwissenschaftliche Publikationen zu kürzen, obwohl dies weniger als 1% des SNF-Budgets ausmacht. Er gefährdet damit die geistes- und sozialwissenschaftlichen Buchpublikationen und benachteiligt diese gegenüber jenen der exakten Wissenschaften.

Der Entscheid des SNF trägt den Bedürfnissen und der Art und Weise der Wissensproduktion in den Geistes- und Sozialwissenschaften nicht Rechnung. Weit davon entfernt, ein veraltetes Medium zu sein, bleibt das Buch ein grundlegendes Kommunikationsmittel. Es ist der bevorzugte Ort für eine strukturierte und kumulative Wissensentwicklung. Im Gegensatz zum wissenschaftlichen Artikel ermöglicht es die Ausarbeitung komplexer Argumentationen, eine vertiefte Analyse sowie die Verknüpfung umfangreicher Korpora. Das Buch spricht zudem ein Publikum jenseits des rein akademischen Bereichs an. Indem es zum Ideenfluss im demokratischen Raum beiträgt und die Entstehung einer fundierten Debatte fördert, spielt das Buch eine vermittelnde Rolle zwischen Forschung und Gesellschaft. Dieses Format zu schwächen, bedeutet nicht nur, die Bedingungen der Wissensproduktion einzuschränken, sondern auch dessen Verbreitung und Aneignung durch die Öffentlichkeit zu beeinträchtigen.

Im Widerspruch zur Open-Access-Strategie, die der SNF seit 2017 verfolgt, schwächt diese einseitige Reform direkt die geistes- und sozialwissenschaftlichen Disziplinen (Anthropologie, Geschichte, Sprach- und Literaturwissenschaften, Politikwissenschaften, Soziologie, Religionswissenschaften, Soziale Arbeit, Pädagogik, Philosophie, Psychologie, Architektur usw.) – mit vielfältigen Folgen:
  • Forscherinnen und Forscher werden in ihren Publikationsmöglichkeiten stark eingeschränkt, was sich nachteilig auf ihre Karriere und die Qualität ihrer Arbeit auswirkt.
  • Schweizer Verlage müssen auf diese Publikationen verzichten, was eine existenzielle Gefahr für die auf geistes- und sozialwissenschaftliche Publikationen spezialisierten Verlage darstellt.
  • Mangels Alternativen läuft die schweizerische Forschungslandschaft Gefahr, stärker von grossen internationalen Konzernen abhängig zu werden, was höhere Kosten und einen Verlust der Kontrolle über die Wissensverbreitung mit sich bringt.
  • Die Öffentlichkeit würde den freien Zugang zu wissenschaftlicher Forschung verlieren, die sie mit ihren Steuern finanziert.

Die Schweizer Wissenschaftsverlage starten heute eine Petition zur Unterstützung von Publikationen in den Geistes- und Sozialwissenschaften, um:
  • einen offenen und nachhaltigen Zugang zu Forschungsergebnissen zu gewährleisten.
  • die derzeitigen, fairen Publikationsbedingungen für die Geistes- und Sozialwissenschaften beizubehalten.
  • die wissenschaftliche und verlegerische Souveränität der Schweiz zu bewahren.
  • die Finanzierung von Monografien und Sammelbänden von Schweizer Forscherinnen und Forschern ohne Einschränkung des Förderbereichs sicherzustellen.


Jede Unterschrift zählt, um der wissenschaftlichen Gemeinschaft, ihren Partnern und der Öffentlichkeit Gehör zu verschaffen. Wir danken Ihnen herzlich für Ihr Engagement.
Mit freundlichen Grüssen,
Association suisse des éditeurs de sciences humaines et sociales
Schweizerischer Verband der Verlage für Geistes- und Sozialwissenschaften
https://www.editeurssuisses.ch
https://www.schweizerverlage.ch
&
LivreSuisse
https://www.livresuisse.ch
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NO alla scomparsa dei libri in scienze umane e sociali!

Gentile Signora, gentile Signore,

Una recente decisione del Fondo nazionale svizzero (FNS) mette attualmente a rischio la pubblicazione dei libri scientifici.

Il sostegno alla pubblicazione, pur essendo necessario per una produzione scientifica di qualità, sarà ridotto del 20%. Inoltre, i criteri di ammissibilità saranno notevolmente inaspriti. Pertanto, a partire dal 2027, le opere che non derivano direttamente da lavori di qualificazione (tesi di dottorato o di abilitazione) o da un progetto di ricerca del FNS non saranno più finanziate.

Mentre, nell’ambito degli accordi «Read and Publish», ogni anno vengono versati decine di milioni di franchi ai grandi gruppi editoriali stranieri per garantire la pubblicazione e l’accesso agli articoli scientifici nelle scienze esatte, il FNS sceglie di ridurre i contributi finanziari destinati alle pubblicazioni nelle scienze umane e sociali, sebbene queste rappresentino meno dell’1% del budget del FNS. In questo modo mette a rischio le pubblicazioni scientifiche nelle scienze umane e sociali e le penalizza rispetto alle scienze esatte.

Riteniamo che questa decisione del FNS non tenga conto delle esigenze e delle modalità di produzione del sapere in scienze umane e sociali. Lungi dall’essere un oggetto obsoleto, il libro rimane un mezzo di comunicazione fondamentale. È il luogo privilegiato di un’elaborazione strutturata e cumulativa del sapere. A differenza dell’articolo scientifico, permette di sviluppare un’argomentazione complessa, di proporre un’analisi approfondita delle ricerche e di mettere in relazione corpora estesi. Il libro permette inoltre di rivolgersi a un pubblico che va oltre il solo ambito accademico. Contribuendo alla circolazione delle idee nello spazio democratico e all’emergere di un dibattito informato, il libro svolge un ruolo di mediazione tra la ricerca e la società. Indebolire questo formato significa non solo limitare le condizioni di produzione della conoscenza, ma anche indebolirne la diffusione e l’appropriazione da parte del pubblico.

In contrasto con la strategia Open Access che il FNS persegue dal 2017, questa riforma unilaterale indebolisce direttamente le discipline in scienze umane e sociali (antropologia, storia, lingue e letterature, scienze politiche, sociologia, scienze delle religioni, lavoro sociale, pedagogia, filosofia, psicologia, architettura, ecc.) con molteplici conseguenze:
  • Le ricercatrici e i ricercatori vedranno fortemente ridotte le loro possibilità di pubblicazione, a scapito della loro carriera e della qualità dei loro lavori.
  • Le case editrici svizzere dovranno rinunciare a queste pubblicazioni, con un rischio esistenziale per gli editori nel campo delle scienze umane e sociali.
  • In mancanza di alternative, il panorama della ricerca svizzera rischia di dipendere maggiormente dai grandi gruppi internazionali, con costi più elevati e una perdita di controllo sulla diffusione del sapere.
  • Il pubblico perderebbe il libero accesso alla ricerca scientifica che finanzia con le tasse.

Gli editori scientifici svizzeri lanciano oggi una petizione a sostegno delle pubblicazioni in scienze umane e sociali, al fine di:
  • Garantire un accesso aperto e sostenibile ai risultati della ricerca.
  • Mantenere le attuali condizioni di pubblicazione, eque per le scienze umane e sociali.
  • Preservare la sovranità scientifica ed editoriale in Svizzera.
  • Assicurare il finanziamento di monografie e opere collettanee di ricercatrici e ricercatori svizzeri, senza ridurre i criteri di ammissibilità.

Ogni firma è importante per far sentire la voce della comunità scientifica, dei suoi partner e del pubblico.La ringraziamo di cuore per il suo sostegno.
Cordiali saluti,
Association suisse des éditeurs de sciences humaines et sociales
Schweizerischer Verband der Verlage für Geistes- und Sozialwissenschaften
https://www.editeurssuisses.ch
https://www.schweizerverlage.ch
&
LivreSuisse
https://www.livresuisse.ch
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Say NO to the loss of books in human and social sciences!

Dear Sir/Madam,

A recent decision by the Swiss National Science Foundation (SNSF) is jeopardizing the publication of science books.

Critical publishing funding, which ensures quality scientific publications, is being reduced by 20%. But what’s more, stricter eligibility criteria are also being introduced. From 2027, books that do not result directly from a qualification thesis (doctoral or habilitation) or from an SNSF research project will simply no longer be funded.

While tens of millions of francs are spent annually on fees to large foreign publishing houses as part of the “Read and Publish” agreements to guarantee the publication of and access to  articles concerning the exact sciences, the SNSF has made the decision toreduce the funding allocated to publications in the human and social sciences, even though it represents less than 1% of the SNSF budget. It thereby jeopardizes the publication of scientific books in the human and social sciences and places them at a disadvantage compared with the exact sciences.

We believe that the SNSF’s decision does not take into account the needs and forms of knowledge production in human and social sciences. Books are not obsolete; they are a fundamental means of communication. They enable the structured and cumulative advancement of knowledge. Unlike scientific articles, they allow the demonstration of complex arguments, provide in-depth analyses or research and establish connections between extensive corpuses. Books also enable authors to reach audiences beyond simply the academic. By contributing to the circulation of ideas within the democratic space and to the emergence of open and lively public debate, books play a mediating role between research and society. Undermining this format not only restricts the conditions for the production of knowledge, it limits its circulation and appropriation by the public.
In direct opposition to the Open Access Strategy pursued by the SNSF since 2017, this unilateral reform will seriously weaken the disciplines of the human and social sciences (anthropology, history, languages and literature, political science, sociology, religious studies, social work, pedagogy, philosophy, psychology, architecture, etc.) and have major repercussions:
  • Swiss publishing houses will no longer be able to publish these titles, creating an existential threat for publishers specialized in the humanities and social sciences.
  • Researchers will have far fewer avenues for publication, to the detriment of their career and the quality of the studies.
  • In the absence of alternatives, the Swiss research landscape will have to rely more heavily on large international groups, with higher costs and a loss of control of the circulation of knowledge.
  • The public will lose open access to scientific research funded through their taxes.

Today Swiss scientific publishing houses are launching a petition in support of human and social science publications to:
  • Guarantee open and long-term access to research results
  • Maintain fair publishing conditions for human and social sciences
  • Preserve Swiss scientific and editorial sovereignty
  • Ensure the funding of monographs and joint publications by Swiss researchers, without reducing the scope of eligibility

Every signature counts. Your action helps ensure that the voice of the scientific community, its partners and the public is heard.
We sincerely thank you for your support,
Association suisse des éditeurs de sciences humaines et sociales
Schweizerischer Verband der Verlage für Geistes- und Sozialwissenschaften
https://www.editeurssuisses.ch
https://www.schweizerverlage.ch
&
LivreSuisse
https://www.livresuisse.ch









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