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Pour la libération de Atef, Fakhri et Alaeddine

Pour la libération de Atef, Fakhri et Alaeddine

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Cette pétition a été lancée par Justin M. et ne représente peut-être pas un positionnement d'Avaaz
Justin M.
a lancé une pétition à destination de
le tribunal de première instance de Nabeul

C’est un après-midi calme dans la proche banlieue de Nabeul. Ala Eddine Slim et Yosra Nafti, son épouse enceinte de 8 mois, reçoivent Fakhri El Ghezal et Atef Maâtallah dans leur domicile. Deux heures plus tard, le calme de ce milieu d’après-midi est interrompu par une quinzaine de policiers armés qui font une descente dans le domicile et embarquent les quatre amis.

Le mardi 8 décembre, Atef, Ala et Fakhri ont été condamnés à un an de prison pour détention de stupéfiants. Ils resteront en prison un long moment, trop long pour des individus qui n’ont absolument rien fait de mal à personne et qui passaient un après-midi calme entre amis dans un lieu privé et fermé. Fakhri El Ghezal est photographe et plasticien. Il vient de terminer la post production de son premier film de cinéma, moyen métrage documentaire produit par Ala Eddine Slim. Diplômé des beaux-arts, il est marié à une enseignante universitaire et est fils unique. Il est par ailleurs gérant d’une société de design. Ses œuvres artistiques ont été exposées au New Museum à New-York, au Musée des Civilisations d’Europe et de Méditerranée à Marseille, au Beirut Art Center, au Musée de Carthage et dans des dizaines d’expositions, de festivals et de manifestations artistiques de part le monde.Ala Eddine Slim est réalisateur, scénariste, monteur et producteur de cinéma. Il est gérant de la société Exit Productions, productrice d’une vingtaine de films et de plusieurs cinéastes tunisiens émergents des dix dernières années. Diplômé de l’institut des arts multimédias, il est marié aussi à une enseignante universitaire. Les films d’Ala Eddine Slim ont représenté la Tunisie dans environ une centaine de festivals et il est détenteur de plusieurs prix dont l’une des distinctions les plus importantes du documentaire tunisien, le Grand Prix du festival international FIDMarseille en 2012. Il a été aussi membre fondateur de l’Association Tunisienne d’Action pour le Cinéma et est en cours de finaliser la post production de son premier long-métrage de fiction.Atef Maâtallah est peintre et dessinateur. Célibataire diplômé des beaux arts, il est atteint d’une grave maladie chronique, la maladie de crohn. Fondateur en 2012 avec Fakhri El Ghezal du collectif d’artistes Politiques. Ses œuvres ont été acquises par plusieurs dizaines d’institutions et de particuliers sur trois continents. Il est l’un des rares tunisiens (si ce n’est le seul) dont une œuvre a été acquise pour faire partie de la collection permanente du Centre Pompidou. Il a par ailleurs obtenu le 2ème prix du salon international DDessin consacré au dessin contemporain.

Trois amis artistes, ayant consacrés leur vie à leurs pratiques et leurs travaux, grâce à qui le pays s’est retrouvé présenté, distingué et honoré dans les musées, les festivals et les médias les plus prestigieux au monde, aux casiers judiciaires vierges, instaurant et installant, à travers leurs œuvres, des valeurs de liberté, de solidarité et d’humilité, sont soupçonnés de mener des activités terroristes.Le mandat de perquisition émis par le procureur de la république de Nabeul stipule explicitement les soupçons de la police quant à des activités terroristes dans le domicile d’Ala Eddine Slim.

le court normal de cette après-midi entre amis devient un absurde cafouillage policier. Alors que la descente est effectuée par trois brigades différentes composées d’une quinzaine de policiers armés et protégés par des gilets par balles croyant démanteler une dangereuse cellule terroriste, ils se retrouvent nez-à-nez avec trois artistes qui boivent un verre et une prof aux beaux-arts enceinte de 8 mois.

Nous demandons donc à l’Etat, au corps policier et carcéral et à la justice de prendre leurs responsabilités et de cesser immédiatement d’envoyer des innocents en prison après les avoir arrêté arbitrairement et les avoir fait passer par une procédure humiliante et inhumaine : amendez la Loi 52, libérez tous les détenus consommateurs, concentrez les efforts sur le démantèlement des réseaux de trafic de drogues. La libération de Fakhri, Atef et Ala emprisonnés dans les geôles tunisiennes n’est pas une demande mais une exigence citoyenne et de légitimité constitutionnelle.

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