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Ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche : Agir pour votre université !

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Ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche
Chers étudiants comme vous le savez très certainement l’université de La Rochelle prévoit dès la rentrée prochaine un « changement de cap » : une nouvelle offre de formation (NOF) en raison de la situation financière catastrophique de l’université et afin de préserver notre place à l’échelle régionale.
Ce projet d’établissement qui sera soumis à un vote du conseil d’administration de l’Université de La Rochelle le 27 novembre 2017 emporte un démantèlement de la Faculté de droit, de science politique et de gestion et des autres unités de formation et de recherche (UFR).

La NOF propose un programme basé sur la professionnalisation, l’autonomisation, un projet autour de la thématique Ville durable.

ATTENTION, nous ne rejetons pas l’idée d’une création d’un « Institut urbain durable » mais pas basée sur une réflexion brachylogique et sclérosée sur la base de l’utilisation d’une méthodologie utilisée dans le passé.

La NOF prévoit :

-la suppression des TD et CM concernant les matières qui ont «du mal à être crédibles » dixit le président de l’université de La Rochelle. Citons l’exemple de l’histoire des institutions ou de la vie politique à la faculté de droit.

-la fusion des trois années de licences dans un collegium,

-la mise en place d’un système dit adapté à l’élève durant la licence: logique MAJEURE/MINEURE qui commence à partir du semestre 2 de licence,

-concentrer les moyens financiers et matériels autour des trois « transitions » privilégiées que sont l’environnement, le bâti durable, et le numérique,

-l’autonomisation des cours. la NOF parle de 1200h de cours en présentiel classique et 300 heures de présentiel étudiant « en autonomie ». Ayant plus d’informations concernant la mise en situation en droit pour la rentrée prochaine, le volume horaire de la licence passera à 967h de cours obligatoires dans la majeure « Droit » (+ 254h en prenant la mineure « Droit » sur les trois années de licence) contre 1447h aujourd’hui (hors langue vivante, EC et stage). Le flou artistique cache-t-il un tour de prestidigitation ou d’illusion ?

-L’augmentation de la durée des stages : passant à quatre semaines en L3 au lieu d’une à deux semaines. Sortie de l’illusion, un point positif !

-Pour les MASTERS et DOCTORATS l’offre de formation privilégie le développement du « littoral urbain durable ».

L’objectif de la licence c’est d’amener un élève à être autonome dans les champs de connaissances du domaine qui le concerne. L’université nous émancipe de cette condition d’élève à chercheur.

Ceux qui ont réfléchi à la NOF détiennent une certaine facilité et maturité à être naturellement autonome et en recherche, mais cela est loin d’être le cas pour de nombreux étudiants !
Nous comprenons que nous ne sommes plus au lycée, demain nous cultiverons nous aussi notre petit bout de jardin, pour garder la tonalité verte ! Demain, nous devrons diriger ! Demain, nous devrons maitriser et agir seul !

L’université, le terme lui-même porte en son sein l’universalité. C’est l’association des professeurs et des élèves qui permet de faire germer des individus qui pourront faire croître la société.

A travers l’histoire l’université n’a jamais eu les moyens d’offrir tous les champs de connaissances aux élèves.
Mais il est dramatique de constater que l’école de la République, par laxisme, par facilité, laisse le champ libre aux écoles payantes, la désarmant de pan entier de noble savoir. Prenons l’exemple de Science politique qui prend en charge les disciplines culturelles et politiques.
On constatera alors une paupérisation intellectuelle concernant les matières dites peu « crédible ». Il faudra désormais faire preuve d’une volonté pour assurer le rôle d’être au cœur des Lumières.

A l’heure du numérique, quitte à changer soyez à la pointe de ce qui existe. A l’heure, où, des visites médicales s’effectuent par e-consultation ! À l’heure, où, un étudiant australien prend un cours diffusé par vidéo et web conférence ! Nous avons bien compris que l’économie de l’université est à bout de souffle, nous avons compris le fond du problème de la mesure générale. Personne n'est dupe de cette tartuferie, tout le monde appréhende bien, là, une méthode déguisée pour faire des économies et gérer une surabondance d’élèves, en sélectionnant rapidement par le vide.

L’équipe présidentielle a créé un débat fermé et sclérosé d’avance avec une solution qui n’a rien d’atypique. Réduire les possibles c‘est une mentalité du passée ; agir par le numérique c’est provoquer l’avenir. Avec le numérique, on peut augmenter les capacités en diminuant les coûts !

La République est basée sur l’égalité, la liberté et la fraternité. Les illusionnistes font disparaître un certain nombre d’heure de cours, mais pas la vision de l’inégalité de traitement en rapport avec tous les élèves du territoire français. Pour mémoire, notre devise nationale ne comporte-t-elle pas le terme Egalité, certes enchâssé entre Liberté et Fraternité, mais au point de l’ignorer.
Au nom de la fraternité, nous, nous sommes prêts à changer pour un projet responsable et tourné vers l’avenir. Discutons vraiment ! Nous demandons à l’équipe présidentielle d’ouvrir un dialogue pour négocier un projet qui garantira les fondements actuels et qui tiendra compte des problématiques budgétaires.

Vous êtes concernés ! Cela concerne tous les étudiants ! Ne nous laissons pas intimider ! OSEZ PRENDRE LA PAROLE ! OSEZ-VOUS OPPOSER !

Universitas magistrorum et scolarum scire aude[1]

[1] Tous ensemble, professeurs et élèves, osons le savoir