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POUR UN STATUT D'ARTISTE TATOUEUR / CONTRE UN CAP !

POUR UN STATUT D'ARTISTE TATOUEUR / CONTRE UN CAP !
  
  

 


Pourquoi c'est important

Ni commerçant, ni artisan, LE TATOUEUR EST UN ARTISTE.

Au même titre que tout auteur d'œuvres graphiques, photographiques, littéraires, musicales ou cinématographiques, il a un droit de propriété artistique sur les œuvres qu'il crée. Ce droit est confirmé par la jurisprudence française, et devrait permettre au tatoueur de percevoir à ce titre des droits d'auteur sur ses créations dans le cadre d'un statut d'artiste reconnu par l’État (notamment par le biais de l'article 98A de l'annexe III du Code des impôts).
Or, au regard de la loi française, et malgré les efforts juridiques du SNAT, il reste à ce jour un simple prestataire de services : URSSAF et RSI ajoutent à la confusion en renvoyant régulièrement les professionnels d'un côté ou de l'autre de l'administration. Suite à la médiatisation et aux larges relais politiques survenus fin 2013 autour des encres de tatouage, la réflexion s'enrichit et s'organise autour de la question du STATUT DU TATOUEUR, cheval de bataille juridique du SNAT depuis 2003.

Il est donc primordial de :
‐ Revendiquer toujours plus haut et fort le STATUT D'ARTISTE TATOUEUR :
‐ Contester toute campagne isolée visant à imposer un statut d'artisan aux tatoueurs,
sans concertation préalable d'un nombre représentatifs de professionnels.

SOYONS LUCIDES :
Un statut imposé d'artisan aurait pour unique intérêt d'entraîner la création d'un CAP (ou équivalent) et de profiter à ceux qui sont déjà prêts à ouvrir des écoles sur l'ensemble du territoire.
La profession a pris un essor dans des proportions que personne n'imaginait il y a quelques années : Si tout aspirant tatoueur peut accéder aujourd'hui à cet art en fonction de son talent et de sa motivation, l'ouverture d'un CAP ne ferait que proposer une orientation facile à tous ceux qui doivent abandonner leur parcours scolaire classique...
On imagine aisément nos villes inondées de tatoueurs diplômés et formatés, bien loin des créatifs qui émergent depuis plusieurs années.
On voit d'ici le développement de chaines de studios franchisés, banalisés par l'arrivée de milliers de diplômés sur le marché...
En préservant le principe d'une formation libre et gratuite, le SNAT défend la sélection par l'offre et la demande, le talent et la créativité. L'apprentissage du métier nécessite d'être mieux encadré mais doit rester libre et gratuit : Ce principe est en désaccord fondamental avec l'idée visant à imposer un statut d'artisan et le passage obligé par une quelconque école de tatouage.
Différentes solutions peuvent être proposées dans un avenir proche, et nous devons y réfléchir tous ensemble : Pourquoi ne pas envisager, par exemple, des projets en lien avec les Beaux‐Arts, dont nombre de tatoueurs actuels sont sortis ?

Le statut que nous revendiquons depuis la création du SNAT est celui de l'ARTISTE !
Forts du soutien de plus de 1500 membres que nous représentons, nous affirmons que c'est le seul statut pouvant apporter une reconnaissance à notre art et assurer un avenir sain et viable à la profession.
Le tatoueur répond fondamentalement à la définition de l'UNESCO, adoptée le 27 octobre 1980 :
« On entend par artiste tout personne qui crée ou participe par son interprétation à la création ou à la recréation d'œuvres d'art, qui considère sa création artistique comme un élément essentiel de sa vie, qui ainsi contribue au développement de l'art et de la culture, et qui est reconnue ou cherche à être reconnue en tant qu'artiste, qu'elle soit liée ou non par une relation de travail ou d'association quelconque. »
Une définition qui rejoint celle de la CHARTE du SNAT :
http://s‐n‐a‐t.org/download/charte_snat.pdf

Le SNAT, fort de ses 1500 membres, refuse que la profession soit assimilée dans son ensemble à un statut d'artisan, qui recouvre une démarche et des métiers dans lesquels ils ne se reconnaissent pas.
Dans le domaine du tatouage comme dans celui de la peinture ou de la musique, aucun diplôme d’État ou qualification ne peut garantir la perfection du résultat, car la perfection n'est pas le but d'un tatouage : C'est l'expression de l'artiste qui compte, et le choix de chaque tatoué à définir ce qui est beau pour lui.
Le savoir‐faire du tatoueur constitue avant tout un outil au service de son expression artistique !

Tatoueur, syndiqué ou non, tatoué ou simplement passionné de tatouage, j'exprime ainsi la volonté d'une reconnaissance du tatouage artistique, et par extension du statut d'artiste tatoueur.
Je demande l'ouverture d'un dialogue sur cette question et sur un projet d'encadrement, établi en concertation avec la profession, de l'apprentissage de l'art du tatouage.

Je demande donc au Ministère de la Culture et de la Communication, et au Ministère du Travail, de l'Emploi, de la Formation Professionnelle et du Dialogue Social la plus grande attention aux propositions qui pourront être amenées par le SNAT.

Publiée Janvier 7, 2014
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