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Se déplacer en bus à Marseille ne devrait pas être un combat
Se déplacer en bus à Marseille ne devrait pas être un combat

À la Métropole d'Aix-Marseille-Provence:

Nous demandons des choses simples :
  • qu’aucun bus ne circule avec une rampe défectueuse ;
  • que tous et toutes les chauffeur·euse·s soient formé·e·s ;
  • que tous les trottoirs et les arrêts soient aménagés ;
  • que l’information et la signalétique soient sonores, visuelles et accessibles à toutes et à tous.
Nous, le Collectif des Habitant·e·s Organisé·e·s du 3ème arrondissement (CHO3) vous invitons à nous rejoindre. Signez notre pétition et ensemble, demandons à la Métropole que notre droit d’accéder aux transports publics, dont les bus, soit respecté. Rendons notre ville accessible et vivable pour toutes et tous.

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À la Métropole d'Aix-Marseille-Provence:
"Nous demandons des choses simples :
  • qu’aucun bus ne circule avec une rampe défectueuse ;
  • que tous et toutes les chauffeur·euse·s soient formé·e·s ;
  • que tous les trottoirs et les arrêts soient aménagés ;
  • que l’information et la signalétique soient sonores, visuelles et accessibles à toutes et à tous.
Nous, le Collectif des Habitant·e·s Organisé·e·s du 3ème arrondissement (CHO3) vous invitons à nous rejoindre. Signez notre pétition et ensemble, demandons à la Métropole que notre droit d’accéder aux transports publics, dont les bus, soit respecté. Rendons notre ville accessible et vivable pour toutes et tous."
À Marseille, prendre le bus en fauteuil roulant, avec une poussette ou simplement en vieillissant, relève du parcours du combattant. Rampes en panne, trottoirs inaccessibles, chauffeur·euse·s non formés : vingt et un ans après la loi de 2005 sur le handicap, la deuxième ville de France continue de priver une partie de ses habitant·e·s de leur droit élémentaire à se déplacer. Le Collectif des Habitant·e·s Organisé·e·s du 3ème arrondissement (CHO3), dit stop et lance la campagne « Droit au bus ».

Alors que Marseille est la deuxième plus grande ville de France, elle accuse un retard criant sur l’application de la loi du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes en situation de handicap. En particulier, notre ville doit respecter l’article qui l’oblige à rendre accessible toute la chaîne de déplacement aux personnes en situation de handicap ou à mobilité réduite.

Aujourd’hui, cela fait plus de 21 ans que cette loi existe. Pourtant, pour les personnes en situation de handicap, chaque déplacement en bus reste un combat faute de politiques publiques et d’une volonté politique suffisantes. 

Notre campagne pour rendre Marseille accessible à toutes et à tous ses habitant·e·s se concentre sur les bus. Pourquoi ? Parce que c’est le moyen de transport le plus utilisé, et parce que le responsable politique est visible : la Métropole Aix-Marseille-Provence. Le métro est quant à lui peu accessible et le tramway ne dessert pas tous les quartiers. Face à ces transports validistes, le bus reste donc le seul moyen de déplacement pour beaucoup d’habitant·e·s. Pourtant, aujourd’hui à Marseille, la rampe d’un bus sur quatre, parfois même d’un bus sur trois, ne fonctionne pas.

À Marseille, sortir de chez soi pour aller à la plage, aller au cinéma, à un rendez-vous médical, retrouver nos proches ou travailler… suppose une véritable stratégie. Il faut anticiper, prévoir, partir deux heures à l’avance. Nous attendons trop fréquemment deux ou trois bus : soit le trottoir n’est pas accessible, soit le bus n’a pas de rampe, soit le chauffeur ne sait pas utiliser les commandes pour la rampe, soit les boutons d’assistance ne fonctionnent pas. Et cela arrive en plein hiver, sous la pluie, mais aussi avec la chaleur en plein été.

Souvent, il faut lever la voix pour demander la rampe. Lorsqu’on peut monter, on ne peut pas toujours descendre. Parfois, on ne peut même pas accéder à l’arrêt. Résultat : on ne choisit pas notre destination, c’est la destination qui nous choisit.

Aujourd’hui, nous nous battons, non seulement pour améliorer le quotidien des personnes en situation de handicap à Marseille, mais aussi pour les générations futures. Nous désirons que nos enfants puissent grandir dans une ville où se déplacer n’est pas une épreuve. Comme tout le monde, nous voulons sortir sans avoir à attendre un bus pendant des heures.

Nous interpellons la Métropole et les autorités compétentes pour qu’elles prennent leurs responsabilités. Il est temps d’agir pour faire de Marseille une ville accessible, inclusive, digne de son rayonnement. Personne n’est à l’abri : ce qui nous arrive aujourd’hui peut toucher n’importe qui. L’accessibilité n’est pas un privilège, c’est un droit fondamental pour toutes et tous. Se déplacer dignement est un besoin vital.

Parlez-en à vos amis!